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Points clés
Le Code du travail (R4435-2) prévoit un examen audiométrique préventif, à la demande du salarié ou du médecin du travail, lorsque l’exposition dépasse 80 dB(A) en niveau d’exposition quotidienne ou 135 dB(C) en niveau de crête.
Non. C’est un examen de suivi : il situe vos seuils d’audition fréquence par fréquence, à un instant donné. Son interprétation revient au médecin du travail.
Les résultats vous sont communiqués par le médecin du travail et relèvent du secret médical. En cas de doute sur ce qui est transmis à l’entreprise, posez la question directement au service de santé au travail.
Non. Le test n’est pas une épreuve à réussir. Suivez simplement la consigne du service de santé au travail sur le repos auditif avant l’examen.
Parlez-en à votre médecin du travail ou à votre service de santé au travail : c’est lui qui apprécie l’opportunité d’un examen audiométrique pour votre poste.
Vous travaillez dans un environnement bruyant et vous vous demandez si un audiogramme en médecine du travail est prévu pour vous, qui peut le demander et ce qu’il mesure exactement ? C’est une question de suivi de routine, et la réponse est écrite dans le Code du travail.
Ce guide explique qui a droit à cet examen, comment il se déroule, ce que montre un audiogramme et ce que deviennent les résultats. Il s’appuie sur l’INRS (réglementation du bruit) et sur ameli.fr (se protéger du bruit au travail). Pour le cadre général, voyez notre article sur la réglementation du bruit au travail ; pour ce qui incombe à l’entreprise, celui sur les obligations de l’employeur face au bruit. Chez Bollsen, nous fabriquons des bouchons d’oreille pour le travail, mais le suivi médical ne se remplace pas par un produit : c’est l’affaire du médecin du travail.
Qui a droit à un audiogramme en médecine du travail ?
Tous les salariés bénéficient d’un suivi de santé au travail : une visite d’information et de prévention (VIP) réalisée par un professionnel de santé du service de prévention et de santé au travail (SPST), dans les trois mois qui suivent la prise de poste (deux mois pour les apprentis). Les postes exposés au bruit ne figurent pas, à eux seuls, parmi ceux qui donnent droit au suivi individuel renforcé, mais l’employeur peut compléter cette liste après avis du médecin du travail (source : INRS).
Pour le bruit, le Code du travail ajoute une disposition spécifique : l’article R4435-2 prévoit un examen audiométrique préventif pour le salarié dont l’exposition dépasse la valeur d’exposition inférieure, soit 80 dB(A) en niveau d’exposition quotidienne ou 135 dB(C) en niveau de crête. Cet examen peut être demandé par le salarié lui-même ou par le médecin du travail.
- Seuil bas (VAI) : 80 dB(A) / 135 dB(C). L’examen audiométrique préventif est possible sur demande du salarié ou du médecin.
- Seuil supérieur (VAS) : 85 dB(A) / 137 dB(C). Programme de réduction du bruit, signalisation des zones, contrôle du port effectif des protecteurs.
- Valeur limite (VLE) : 87 dB(A) / 140 dB(C), appréciée à l’oreille, en tenant compte de l’atténuation du protecteur porté.
Ces trois repères vont toujours ensemble. Le détail de chaque seuil est dans notre guide de la réglementation (lien plus haut). Le médecin du travail décide, selon votre poste et le résultat de l’évaluation des risques de l’entreprise, du rythme des examens : c’est lui qui fixe la fréquence, pas un calendrier universel.
Comment se passe un audiogramme ?
Un audiogramme, ou audiométrie tonale, est un examen simple et sans douleur. Il se déroule généralement dans une pièce calme ou une cabine insonorisée, au sein du service de santé au travail ou chez un organisme choisi par le médecin du travail.
- Vous portez un casque d’écoute relié à l’appareil de test (l’audiomètre).
- Des sons purs, plus ou moins forts et plus ou moins graves ou aigus, sont envoyés à chaque oreille.
- Vous signalez chaque son perçu, par exemple en levant la main ou en appuyant sur un bouton.
- Le professionnel reporte vos réponses sur un graphique.
Avant l’examen, le service vous donne en général une consigne de repos auditif : suivez-la telle qu’elle vous est communiquée, c’est elle qui compte. L’examen en lui-même ne dure que quelques minutes.
Que montre un audiogramme, et que ne montre-t-il pas ?
L’audiogramme est un contrôle de routine. Il prend la forme d’une courbe qui indique, pour chaque fréquence testée, le son le plus faible que vous percevez ce jour-là. Posé à côté des examens précédents, il permet au médecin de suivre l’évolution de l’audition dans le temps.
Ce que l’audiogramme ne fait pas : il ne pose pas de diagnostic à lui seul et ne remplace pas une consultation. L’interprétation d’une courbe relève du médecin. Il ne mesure pas non plus le bruit de votre poste : pour cela, c’est l’évaluation des risques et les mesurages de l’entreprise qui servent de référence. Pour comprendre pourquoi ce suivi existe, voyez notre article sur la surdité professionnelle et le bruit au travail, et le point de vue de l’INRS (effets du bruit sur la santé).
Et mes résultats : qui les connaît ?
Le médecin du travail réalise ou fait réaliser l’examen dans des conditions qui garantissent l’anonymat, et vous informe du résultat et de son interprétation (articles R4435-2 et R4435-3, source INRS). Les informations de votre dossier médical en santé au travail relèvent du secret médical. Lorsque le suivi fait apparaître une altération pouvant résulter de l’exposition au bruit au poste, l’employeur doit revoir l’évaluation des risques de l’entreprise (article R4435-4, source INRS) : c’est la prévention collective qui est interrogée.
Que faire ensuite ?
Quelques réflexes simples, que vous travailliez dans un atelier, sur un chantier ou à proximité d’une machine :
- Demander l’examen auprès du service de santé au travail si votre poste est bruyant et que vous n’en avez pas passé : le Code du travail le prévoit au-delà de 80 dB(A).
- Garder une trace de vos audiogrammes successifs : la comparaison dans le temps est ce qui rend l’examen utile.
- Poser vos questions au médecin du travail : fréquence des examens, signification de la courbe, aménagements du poste.
- Rappeler la hiérarchie des mesures : la protection collective passe en premier (article R4434-7) ; le protecteur individuel est une mesure parmi d’autres, jamais un substitut au suivi.
En cas de gêne, de sensation de bourdonnement ou de doute sur votre audition, parlez-en à votre médecin du travail, à votre médecin traitant ou à votre pharmacien. Pour savoir quand consulter, voyez ameli.fr (audition : quand consulter).
Un protecteur adapté pour limiter l’exposition au bruit
Le suivi médical se complète d’une chose concrète : limiter la dose de bruit reçue en poste. Les bouchons d’oreille WorkPRO (SNR 24 dB, 26,95 €) sont des bouchons réutilisables en silicone hypoallergénique, avec un profil bas qui permet de les porter sous un casque anti-bruit. Ils sont conformes à la norme EN 352-2 (certifiés par PZT GmbH), et leur design est breveté.
Leur atténuation est de SNR 24 dB, avec des valeurs H 24 / M 21 / L 19. Ce sont des bouchons passifs : tout le spectre est atténué, la voix comprise. Ils sont lavables et réutilisables. Ils protègent votre audition d’une exposition supplémentaire, sans prétendre remplacer le suivi du médecin du travail. Pour un ajustement plus précis, la version WorkPRO avec mesure AR KI Tech (38,95 €) mesure votre conduit auditif à partir d’une photo prise avec votre smartphone. Il s’agit d’une mesure, pas d’un bouchon moulé, et elle existe en un seul modèle.
La livraison est offerte dès 35 € d’achat : un seul WorkPRO à 26,95 € n’atteint pas ce seuil, le WorkPRO avec mesure AR KI Tech le dépasse. Vous avez 40 jours pour les essayer, TVA incluse.
Pour aller plus loin
Pour choisir un niveau de protection adapté à votre poste, voyez notre article « de combien de protection auditive avez-vous besoin ». Si votre travail relève du bricolage ou de la menuiserie, deux guides complètent celui-ci : la protection auditive pour le bricolage et la menuiserie, et les décibels des outils électroportatifs. Un troisième traite des bouchons d’oreille avec casque de chantier et lunettes. Et pour le port de la protection auditive, la question de l’obligation pour le salarié a son propre article.
Conclusion
Au-delà de 80 dB(A), l’audiogramme est un examen auquel vous pouvez prétendre : il suffit de le demander, ou le médecin du travail peut le proposer. Il s’agit d’un contrôle de routine, pas d’un diagnostic, couvert par le secret médical.
Si vous avez un doute sur votre exposition ou sur votre audition, parlez-en à votre médecin du travail, à votre médecin traitant ou à votre pharmacien. Cet article ne remplace pas leur avis. Sources : INRS (réglementation du bruit), ameli.fr (se protéger du bruit au travail).
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