⏱️ Temps de lecture estimé : 15 min

Sur cette page: Vue d’ensemble
Points clés
Les bruits de bouche (mastication, croquer, laper), les bruits du nez et de la gorge (respiration, reniflement, raclement de gorge) et les sons répétitifs comme la frappe au clavier, le clic d’un stylo ou le froissement du papier. Dans les études, les bruits de bouche reviennent le plus constamment.
La plupart se situent entre 40 et 65 dB à un mètre, au niveau d’une conversation normale (environ 60 dB) ou en dessous. Leur volume seul explique rarement pourquoi ils sont difficiles à supporter.
La réaction est liée à des sons précis plutôt qu’au volume. La Fondation pour l’Audition décrit un malaise intense face à certains bruits, souvent émis par d’autres personnes. Un son discret, mais répétitif, produit tout près, peut donc peser plus qu’un bruit de fond fort. Votre médecin traitant est le bon premier interlocuteur.
La mastication se situe surtout autour de 125–500 Hz, les aliments croquants ajoutant des transitoires aigus jusqu’à 2–4 kHz. À un mètre, elle atteint en général 45–60 dB.
Notre Life+ abaisse le son d’environ 22–23 dB dans les graves et les médiums où se trouvent la mastication et la respiration, et de 28–35 dB dans les aigus où se trouvent la frappe au clavier, les clics de stylo et les bruits de lèvres.
Non. Life+ rend le corps d’un bruit de mastication environ 22 dB plus bas et le craquement environ 28–29 dB plus bas : un bruit de 45–60 dB arrive à l’oreille à environ 22–38 dB. Plus calme, pas disparu.
Non. Un bouchon passif baisse tous les sons : le son déclencheur arrive plus calme, mais il reste là. Une voix reste audible parce qu’elle est forte.
Un conduit auditif fermé renforce de 10 à 20 dB environ, sous 500 Hz, les sons que le corps transmet par les os. C’est l’effet d’occlusion : il dépend de l’ajustement, pas de l’atténuation du bouchon.
Non. Un bouchon d’oreille abaisse seulement le niveau du son qui atteint l’oreille. Une jambe qui s’agite ou une mâchoire qui bouge, que l’on voit, ne change pas avec un bouchon.
Pour de courts moments choisis, comme un repas, une séance de travail ou un trajet, puis on les retire. Les spécialistes déconseillent le port permanent, et le médecin traitant est le premier interlocuteur pour être orienté.
La misophonie, littéralement la « haine du son », est une réaction émotionnelle forte à des sons précis, indépendamment de leur volume. Les sons déclencheurs sont pour la plupart ordinaires et étonnamment discrets : mastication, reniflement, raclement de gorge, frappe au clavier et clic de stylo atteignent en général 40–65 dB à un mètre, pas plus qu’une conversation normale.
Dans un échantillon représentatif de 772 adultes au Royaume-Uni, 18,4 % atteignaient le seuil d’une misophonie marquée (Vitoratou et al., PLOS ONE 2023). Ce sont des données britanniques, et la plupart des personnes concernées ne connaissaient même pas le mot.
Chez Bollsen, nous fabriquons des bouchons d’oreille réutilisables en silicone hypoallergénique, testés en Allemagne et certifiés de manière indépendante à 24 dB, auxquels plus de 1 000 000 de personnes font confiance. Une question nous revient sans cesse : entend-on encore les gens parler avec des bouchons ? Oui, et la raison est la même physique que celle qui décide du sort de chaque son de cette page.
Le choix du produit, l’ajustement et l’usage ponctuel sont abordés dans notre guide pour savoir comment choisir des bouchons d’oreille pour la misophonie. Ici, nous nous en tenons à l’acoustique.
Quels sons du quotidien sont cités le plus souvent ?
Les sons cités le plus souvent se répartissent en trois groupes : les bruits de bouche, les bruits du nez et de la gorge, et les bruits répétitifs d’objets comme le tapotement d’un clavier ou le froissement du papier. La Fondation pour l’Audition cite en tête les bruits organiques (mastication, déglutition, reniflements) et des bruits d’objets, des sons anodins pour la plupart des gens.
Une analyse de 35 sons déclencheurs menée par Vitoratou et ses collègues (Audiology Research, 2021) retrouve les mêmes trois dimensions. Les bruits de bouche sont les plus parlants de tous : ce sont eux qui distinguent le mieux les personnes ayant une misophonie de la population générale.
La définition de consensus de 2022 (Swedo et al., Frontiers in Neuroscience) élargit la liste au clic de stylo, à la frappe au clavier, au tapotement des doigts ou du pied, aux pas, au tic-tac d’une horloge et aux bruits d’animaux. Elle note aussi que des déclencheurs visuels existent. Chaque personne a sa propre liste, et les couverts qui raclent une assiette en font souvent partie.
Pourquoi la plupart des sons déclencheurs sont-ils si discrets ?
La plupart des sons déclencheurs se situent entre 40 et 65 dB à un mètre, alors qu’une conversation normale se situe autour de 60 dB : le volume est rarement ce qui rend un son difficile à supporter. C’est le son qui compte, pas le volume.

Quant aux causes, nous laissons la parole aux chercheurs. Une étude d’imagerie cérébrale (Kumar et al., Current Biology 2017) a observé une activité différente du cortex insulaire antérieur chez des participants ayant une misophonie, et nous nous en tenons à ce qui se mesure : la fréquence et le niveau. Cette frontière entre le caractère d’un son et son volume sépare aussi des situations que l’on confond souvent (voir misophonie, hyperacousie, phonophobie : les différences).
Cela compte aussi pour les bouchons : baisser un son discret n’est pas le faire disparaître.
Quel est le niveau et la fréquence de chaque son déclencheur courant ?
Les sons déclencheurs courants couvrent toute la plage auditive : la mastication et la respiration se situent dans les graves, autour de 125–500 Hz, tandis que la frappe au clavier, les clics de stylo et les bruits de lèvres se situent dans les aigus, autour de 2–8 kHz. La plupart arrivent à 40–65 dB à un mètre.
Le tableau compare chaque son à l’atténuation moyenne de notre bouchon Life+ dans la même bande, puis soustrait pour donner un niveau approximatif à l’oreille. Chaque bande et chaque niveau est un chiffre typique et approximatif pour un son à environ un mètre. Les sons réels varient selon la personne et la distance.
| Son déclencheur | Bande typique | Niveau typique à 1 m | Atténuation moyenne Life+ dans cette bande | Niveau approximatif à l’oreille | Note |
|---|---|---|---|---|---|
| Mastication / croquer | 125–500 Hz, craquement jusqu’à 2–4 kHz | 45–60 dB | 21,8–23,1 dB (craquement 28,4–29,3 dB) | ~22–38 dB | Le craquement baisse plus que le corps du son ; voir les bruits de bouche à table. Plus calme, pas disparu. |
| Respiration / reniflement | ~125–250 Hz | 40–50 dB | 21,8–23,1 dB | ~17–28 dB | Grave et souvent tout proche, très présent quand on étudie avec des bouchons d’oreille. Pour la respiration et le ronflement au lit, voir les bruits de la nuit les plus difficiles. Plus calme, pas disparu. |
| Raclement de gorge | ~250–500 Hz | 50–65 dB | 21,8–22,1 dB | ~28–43 dB | Démarre fort et reste dans les graves : c’est le plus haut de la liste à l’oreille. Plus calme, pas disparu. |
| Frappe au clavier | ~2–4 kHz | 50–60 dB | 28,4–29,3 dB | ~21–32 dB | Bande aiguë, plus atténuée ; fréquent en études et dans la misophonie au travail. Plus calme, pas disparu. |
| Clic de stylo | ~4 kHz | 45–55 dB | 29,3 dB | ~16–26 dB | Bref et sec, un classique du bureau. Plus calme, pas disparu. |
| Chuchotement / bruits de lèvres | ~2–8 kHz | 30–45 dB | 28,4–35,3 dB | ~0–17 dB | Peut tomber près du seuil d’audition dans une pièce silencieuse. Plus calme, pas disparu. |
| Conversation (référence) | surtout 250 Hz–1 kHz | ~60 dB | 21,8–23,2 dB | ~36–40 dB | Une voix reste audible parce qu’elle est forte. Plus calme, pas disparu. |
Les valeurs d’atténuation sont des moyennes de laboratoire avec un ajustement idéal : en usage courant, la réduction est en général plus faible et le calcul reste approximatif. Un niveau à l’oreille dans la vingtaine de dB est plus doux qu’un chuchotement. Pour savoir de quelle atténuation on a réellement besoin, voir notre guide pour choisir des bouchons d’oreille pour la misophonie : plus de dB n’est pas automatiquement mieux.
Que fait un bouchon passif à chaque fréquence ?
Un bouchon passif abaisse chaque son qui atteint l’oreille, et notre Life+ abaisse davantage les aigus que les graves : environ 22–23 dB de 63 Hz à 1 kHz, puis 28,4, 29,3 et 35,3 dB à 2, 4 et 8 kHz.
| Bande d’octave | Atténuation moyenne Life+ | Sons déclencheurs ayant de l’énergie dans cette bande |
|---|---|---|
| 63 Hz | 21,9 dB | Grondement grave, bruit de pas |
| 125 Hz | 23,1 dB | Corps de la mastication, respiration, reniflement |
| 250 Hz | 21,8 dB | Corps de la mastication, respiration, raclement de gorge, voix |
| 500 Hz | 22,1 dB | Corps de la mastication, raclement de gorge, voix |
| 1 kHz | 23,2 dB | Voix, laper |
| 2 kHz | 28,4 dB | Craquement, frappe au clavier, bruits de lèvres |
| 4 kHz | 29,3 dB | Craquement, frappe au clavier, clics de stylo |
| 8 kHz | 35,3 dB | Chuchotement, bruits de lèvres, froissement du papier |
Atténuation moyenne de Life+ (passif, SNR 24 dB, H 24 / M 21 / L 19, 29,95 €), testé selon la norme EN 352-2 par un laboratoire allemand indépendant (PZT GmbH). Valeurs moyennes de laboratoire, avec un ajustement idéal.
Le SNR 24 est un résumé en un seul chiffre de cette courbe. H, M et L donnent la valeur pour les bruits aigus, médiums et graves : 24, 21 et 19 dB. Aucune bande n’est laissée de côté et aucune n’est privilégiée : toutes sont abaissées, les aigus le plus.
Pourquoi les sons aigus baissent-ils plus que les graves ?
Les sons aigus ont de courtes longueurs d’onde qu’un bouchon en silicone bien ajusté arrête efficacement, alors que les sons graves traversent plus facilement la matière du bouchon ainsi que les tissus et les os alentour : un bouchon passif atténue donc davantage les aigus que les graves.
Pour les sons déclencheurs, ce sont les parties nettes et aiguës qui diminuent le plus. Le craquement d’une chips ou le clic d’un stylo perdent davantage que le bruit sourd de la mastication ou qu’un reniflement grave, c’est pourquoi mâcher avec des bouchons paraît plus doux et plus sourd, et pas simplement plus petit.
Notre Life+ a une forme conique brevetée à deux lamelles, en silicone hypoallergénique, qui se loge à fleur de l’oreille. Une bonne étanchéité est ce qui permet d’atteindre les valeurs de laboratoire. Un bouchon trop lâche laisse le son passer sur les côtés et réduit le chiffre réel.
Pourquoi entend-on sa propre mastication plus fort avec des bouchons ?
Fermer le conduit auditif renforce vos propres sons transmis par les os sous environ 500 Hz de 10 à 20 dB : c’est l’effet d’occlusion. Votre propre mastication, votre déglutition et votre voix peuvent donc sembler plus fortes avec des bouchons, alors que les sons des autres sont plus calmes.
L’explication complète de l’effet d’occlusion se trouve dans notre guide sur les bruits de bouche à table. Une taille correcte et une insertion plus profonde ont tendance à atténuer l’effet, ce qui fait de la taille du conduit le levier pratique.
Notre Life+ avec AR KI Tech est le même bouchon, dont la taille est déterminée par une mesure de l’oreille par IA à partir de deux photos, afin que la taille expédiée corresponde à vos conduits, avec un taux de retour d’environ 3 %. Beaucoup de personnes retirent simplement leurs bouchons pour manger et les remettent une fois le repas terminé.
Que ne change aucun bouchon d’oreille ?
Un bouchon d’oreille ne change que le niveau sonore qui atteint l’oreille. Il ne change pas la réaction d’une personne à un son, et il ne fait rien pour les déclencheurs visuels (la misokinésie) comme une jambe qui s’agite, des cheveux que l’on tortille ou quelqu’un que l’on regarde mâcher.
Si voir un mouvement fait partie de ce qui rend un moment difficile, aucun bouchon n’y changera rien. Là, seuls la place où l’on s’assoit et ce qui se trouve dans le champ de vision comptent.
C’est pourquoi nous présentons Life+ comme un outil pour rendre certains sons plus calmes pendant un moment, et rien de plus. C’est une protection auditive, pas un dispositif médical.
À qui s’adresser quand certains bruits pèsent sur le quotidien ?
Commencez par votre médecin traitant, qui pourra vous orienter vers un ORL, un audioprothésiste ou un psychologue selon la situation. La Fondation pour l’Audition décrit ce parcours, et sa page sur l’hyperacousie présente une autre forme de sensibilité au bruit.
La misophonie n’a pas de code diagnostique propre dans le DSM-5 ni dans la CIM-11. Les chercheurs la mesurent avec des questionnaires validés comme le S-Five, l’échelle qui sous-tend le chiffre de prévalence de 2023. Les démarches en France sont détaillées dans notre article « la misophonie est-elle reconnue en France ?».
Quand est-il judicieux de porter des bouchons face aux sons déclencheurs ?
Les bouchons ont surtout du sens pour de courts moments choisis, comme un repas partagé, un bloc de travail de 45–90 minutes ou un trajet, puis on les retire. Un port continu est déconseillé, car il pourrait augmenter la sensibilité au bruit.
Pour ces moments, notre Life+ (passif, SNR 24 dB, 29,95 €) est en silicone hypoallergénique (sans BPA, sans PVC ni latex) et dure jusqu’à 100 utilisations, soit environ 0,30 € par utilisation. Le lot de 2 coûte 44,95 €, avec la livraison gratuite dès 35 € d’achat, et chaque commande bénéficie d’une garantie satisfait ou remboursé de 40 jours.
Retirez-les en cas de douleur ou de démangeaisons, et consultez votre médecin traitant si certains sons pèsent sur le quotidien. Une routine simple est décrite dans notre article « quand mettre ses bouchons d’oreille, et quand les retirer ».
- Bouchons d’oreille ou casque anti-bruit : lequel choisir quand certains bruits vous dérangent ? - 19. octobre 2026
- Bouchons d’oreille et misophonie : quand les mettre, quand les retirer (et pourquoi ne pas les garder toute la journée) - 15. octobre 2026
- Bruits de bouche à table : comment garder un repas plus calme quand la mastication vous dérange - 13. octobre 2026