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Points clés
Passez la main dans la boucle par en dessous, puis refermez les doigts sur la poignée en gardant les deux brins de la sangle entre la paume et la poignée. Le talon de la main repose alors sur la sangle : vous pouvez vous appuyer dessus sans serrer la poignée. Réglez ensuite la boucle pour qu’elle tienne le poignet sans le comprimer.
Pas dans une descente facile, où elle vous aide à garder une prise détendue. Dans une descente forte ou dangereuse en montagne, la FFRandonnée conseille en revanche d’enlever les dragonnes. Faites de même dans un passage exposé, un pierrier instable ou un gué : vous devez pouvoir lâcher le bâton tout de suite et garder le contrôle de vos mains.
La dragonne est une simple boucle de sangle : la main reste fermée sur la poignée et le bâton sert d’appui. Le gantelet est une demi-mitaine fixée au bâton, souvent par un clip, qui tient la main elle-même. En marche nordique, il permet d’ouvrir complètement la main en fin de poussée sans perdre le bâton.
Non. Elle doit tenir le poignet sans le serrer. Trop courte, elle vous empêche de sortir la main rapidement et gêne la circulation dans les doigts. Trop longue, elle ne porte plus rien et la main remonte sur la poignée. Avec des gants épais en hiver, refaites le réglage avant de partir.
La dragonne, c’est la petite boucle de sangle en haut de votre bâton. Beaucoup de randonneurs l’enfilent comme un bracelet, la main par le dessus, et ne s’en servent jamais vraiment. Bien mise, elle change pourtant votre façon de tenir le bâton : la main se détend, l’appui passe par le poignet et le bâton suit le geste sans que vous ayez à le serrer.
Cet article répond à trois questions concrètes : comment l’enfiler, comment la régler et quand l’enlever. Il complète notre article sur comment utiliser des bâtons de randonnée, qui détaille la technique terrain par terrain. Pour le choix des bâtons eux-mêmes, reportez-vous au guide des bâtons de randonnée.
À quoi sert la dragonne d’un bâton de marche ?
Elle a deux rôles. Le premier est évident : si vous lâchez la poignée quelques secondes, pour boire, sortir la carte ou prendre une photo, le bâton reste pendu à votre poignet au lieu de tomber au sol ou de glisser dans la pente.
Le second rôle est moins connu. Enfilée par en dessous, la sangle passe sous le talon de la main. Quand vous plantez le bâton, une partie de la poussée passe par la sangle et non par vos doigts. Vous gardez ainsi une prise souple, l’avant-bras se fatigue moins sur une longue journée et votre geste reste plus régulier.
Comment enfiler la dragonne : la méthode en 3 étapes
- Passez la main par en dessous. Tenez le bâton devant vous, la boucle pendante. Glissez la main dans la boucle en venant du bas, comme si vous vouliez attraper la poignée à travers la sangle.
- Refermez la main sur la poignée et la sangle. Les deux brins de la dragonne se retrouvent entre votre paume et la poignée. Le pouce et l’index entourent le haut de la poignée, les autres doigts restent souples.
- Vérifiez l’appui. Plantez le bâton et appuyez légèrement : le poids doit reposer sur la sangle, sous le talon de la main. Si vous sentez surtout vos doigts serrer, la boucle est trop longue ou mal enfilée.
L’erreur la plus fréquente consiste à enfiler la main par le dessus. La sangle passe alors au-dessus du poignet, elle ne porte rien, et vous finissez par serrer la poignée de toutes vos forces dans les descentes.
Comment régler la dragonne à la bonne longueur ?
Le système de réglage change d’un bâton à l’autre : boucle avec passant, sangle qui coulisse dans la poignée ou clip. Le principe, lui, ne change pas.
- Enfilez la dragonne par en dessous, main fermée sur la poignée sans la serrer.
- Raccourcissez la sangle jusqu’à ce qu’elle soutienne le talon de la main quand vos doigts sont détendus.
- Faites le test de sortie : vous devez pouvoir retirer la main d’un geste, sans l’aide de l’autre main.
Bon repère : votre main se pose naturellement en haut de la poignée. Si vous tenez souvent le bâton plus bas sur le manche, en montée courte ou dans un dévers, la dragonne ne sert plus à rien à ce moment-là : sortez la main et laissez-la pendre.
Refaites le réglage à chaque changement de saison. Des gants épais prennent de la place dans la boucle, et une sangle parfaite à mains nues devient trop juste en hiver. La longueur du bâton compte tout autant : si vous hésitez, voyez quelle taille de bâton de randonnée choisir selon votre taille.
Quand enlever la dragonne ?
La dragonne vous attache au bâton. Sur un sentier facile, c’est un avantage. Sur un terrain technique, cela devient une contrainte : un bâton coincé entre deux rochers entraîne votre bras avec lui, et vous ne pouvez pas poser la main sur le rocher tant que la sangle vous retient. La Fédération française de la randonnée pédestre est claire sur ce point : en montagne, enlevez les dragonnes en descente forte ou dangereuse.
Sortez aussi les mains des dragonnes dans ces situations :
- Descente raide ou technique : grandes marches, terre sèche qui roule sous la semelle, dalles humides. Pour la longueur à adopter, voyez comment régler vos bâtons en descente.
- Passage exposé : sentier étroit avec du vide d’un côté, main courante ou câble à saisir.
- Pierrier ou chaos de blocs, où la pointe peut se glisser dans une fissure et bloquer le bâton.
- Gué : vous devez pouvoir lâcher un bâton coincé entre deux pierres ou emporté par le courant.
- Passage où les mains servent : petite escalade, échelle, chaîne. Repliez alors vos bâtons et fixez-les au sac. Le Bureau de prévention des accidents conseille, sur un terrain difficile, de ne pas utiliser les bâtons, de prendre appui avec les mains et de fixer les bâtons au sac pour avoir les mains libres.
- Orage : le BPA range les bâtons parmi les objets qui peuvent attirer la foudre et recommande de les poser à bonne distance.
Remettez les dragonnes dès que le terrain redevient simple. Sur le plat et dans une montée régulière, elles retrouvent tout leur intérêt.
Dragonne ou gantelet : quelle différence ?
Les deux relient la main au bâton, mais pas de la même façon. La dragonne est une boucle de sangle : vous gardez la main fermée sur la poignée et vous prenez appui devant vous ou à côté du pied. C’est l’attache classique des bâtons de randonnée.
Le gantelet est une demi-mitaine fixée au bâton, souvent par un clip qui se détache d’un geste. Il tient la main elle-même. En marche nordique, vous pouvez ainsi ouvrir complètement les doigts en fin de poussée, laisser le bâton filer vers l’arrière, puis le reprendre au retour du bras. La FFRandonnée rappelle que c’est cette ouverture de la main qui prolonge la poussée et donne au geste nordique toute son efficacité.
Avec une dragonne, vous pouvez pratiquer la marche nordique de loisir en desserrant un peu la main à l’arrière, mais le geste reste plus court. Pour comparer les deux familles point par point, lisez notre article bâtons de marche nordique ou de randonnée. Et si vous voulez essayer, notre article pour débuter la marche nordique vous guide pour la première sortie.
Quels bâtons pour bien utiliser la dragonne ?
Une dragonne bien réglée ne sert pas à grand-chose sur un bâton à la mauvaise longueur. Le plus utile est un bâton que vous pouvez ajuster quand le terrain change. Notre Alpine Explorer est un bâton télescopique en aluminium de 247 g, réglable de 95 à 135 cm, pour une taille de 1,40 à 2 m, avec une poignée en mousse EVA. Replié, il mesure 65 cm et se fixe sur le sac quand vous avez besoin de vos mains.
Les modèles pliables Expedition Pro, en aluminium 7075 avec poignée en liège et EVA, et 3K Carbon Extreme+, en carbone 3K et 199 g par bâton, se replient à 37 cm et se règlent de 115 à 135 cm, pour une taille de 1,60 à 2 m. Repliés, ils se rangent vite sur le côté du sac avant une échelle ou un pas d’escalade. Les trois modèles sont vendus par paire.