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Points clés
Trois temps courts : nommer le son, présenter la réaction comme la vôtre, formuler une petite demande. Par exemple : « La mastication déclenche chez moi une forte réaction. Ce n’est pas contre toi. On pourrait mettre de la musique pendant le repas ? »
Un moment calme, loin des repas, et jamais pendant que le son se produit. En plein repas, la phrase sort souvent plus sèche que prévu.
Parce que la réaction peut se produire à presque n’importe quel volume. Une demande qui change la situation (musique de fond, changement de place, micro coupé pendant les appels) donne à l’autre quelque chose de concret à faire.
Dans une étude britannique de 2023 menée auprès de 772 adultes, seuls 13,6 % connaissaient le terme, alors que 18,4 % atteignaient le seuil d’une misophonie marquée (Vitoratou et al., PLOS ONE). Ce sont des données britanniques.
Choisissez un moment calme, loin de la table, parlez de votre réaction plutôt que de ses manières, et demandez un seul changement précis. « La mastication déclenche chez moi une forte réaction, ce n’est pas toi. On pourrait mettre de la musique à table ? » se tolère bien mieux que « mange moins fort ».
Un petit changement concret : couper son micro en mangeant pendant les appels, un bureau un peu plus loin de la table du déjeuner, ou son accord pour que vous portiez des bouchons d’oreille ou un casque pour les tâches de concentration. Pour une démarche formelle, le médecin du travail est l’interlocuteur : un aménagement reste une demande, pas une garantie.
Une phrase suffit, pour que personne ne se sente mis à l’écart : « Je mets des bouchons pour le repas, ce n’est pas contre toi. » On les garde pour des moments choisis, puis on les retire. Notre guide sur quand mettre ses bouchons d’oreille, et quand les retirer détaille le bon timing.
La nuit est une conversation à part. Notre guide pour partager une chambre quand certains bruits dérangent la nuit explique quoi dire et ce qui aide en général.
Expliquer la misophonie à ses proches peut sembler plus difficile que de supporter les sons eux-mêmes. La plupart des gens n’ont jamais entendu le mot. Trouver pénibles les bruits de bouche d’un proche ne fait de vous une mauvaise personne, et ne fait pas non plus de lui une mauvaise personne.
La Fondation pour l’Audition cite en tête les bruits organiques (mastication, déglutition, reniflements) et des bruits d’objets comme le clavier ou le cliquetis d’un stylo, des sons anodins pour la plupart des gens. Comme le sujet est peu connu, on se heurte souvent à l’incompréhension, y compris chez les proches. Ce qui fonctionne le mieux tient en une phrase calme et une petite demande.
Chez Bollsen, nous fabriquons des bouchons d’oreille réutilisables auxquels plus de 1 000 000 de personnes font confiance. Cette page ne parle pourtant que des mots : des scripts pour un conjoint, un parent, un colocataire, un collègue et un ami. Côté matériel, voyez comment choisir des bouchons d’oreille pour la misophonie.
Que contient une bonne explication en une phrase ?
Un bon script compte trois temps, d’une phrase chacun : nommer le son déclencheur précis, présenter la réaction comme la vôtre et demander un changement concret.

Assumer la réaction compte beaucoup. « Quand j’entends mâcher, mon corps passe tout de suite en alerte » dit ce qui se passe sans accuser personne, alors que « tu fais un bruit insupportable » fait l’inverse. La demande compte tout autant : « fais moins de bruit » aide rarement quand la réaction se déclenche à presque n’importe quel volume.
De meilleures demandes changent la situation plutôt que la personne : de la musique pendant les repas, un changement de place, un micro coupé pendant les appels, ou « je sors cinq minutes et je reviens ».
| À dire | Plutôt que |
|---|---|
| « Ce son déclenche chez moi une forte réaction. Ce n’est pas contre toi. » | « Tu es dégoûtant quand tu manges. » |
| « On pourrait mettre de la musique pendant le repas ? » | « Tu peux mâcher moins fort ? » |
| « Tu peux couper ton micro quand tu manges pendant l’appel ? » | « C’est trop agaçant. » |
| « Je sors cinq minutes, je reviens. » | Quitter la pièce sans un mot |
Comment l’expliquer à son conjoint, à table ?
Choisissez un moment calme, loin des repas, puis restez simple : « Certains bruits de repas, surtout le croquant, déclenchent chez moi une forte réaction que je ne peux pas couper. Tu ne fais rien de mal. On pourrait mettre de la musique au dîner, ou je pourrais m’asseoir à côté de toi plutôt qu’en face ? »
Beaucoup de couples conviennent aussi d’un petit signal discret, un tapotement sur la table ou un regard. Les tactiques pratiques pour le repas, dont les bruits de bouche à table, forment un autre sujet. Ici, l’essentiel est que votre conjoint connaisse le plan à l’avance.
Que dire à un parent ou à un membre de la famille ?
La famille est souvent l’auditoire le plus difficile. Essayez : « Maman, quand j’entends renifler ou se racler la gorge à table, mon corps réagit avant que je puisse réfléchir. J’aime manger avec toi. On pourrait mettre la radio pendant le déjeuner du dimanche ? »
Si la réponse est « tu exagères » ou « c’est juste de la politesse », ne vous disputez pas en plein repas. Partagez plutôt un contenu neutre, comme la page de la Fondation pour l’Audition citée plus haut, et reprenez la discussion plus tard, quand personne ne mange.
Si vous êtes le parent et que votre adolescent réagit à certains bruits à la maison, inversez le script : demandez-lui quels sons sont les plus difficiles et quel changement il aimerait. Ce sujet est abordé dans notre guide sur la misophonie chez l’adolescent.
Comment aborder le sujet avec un colocataire ?
Avec un colocataire, faites porter la demande sur l’organisation, pas sur les habitudes. « Je réagis fortement à certains bruits, comme la mastication bruyante ou le fait de siroter, et c’est à moi de m’adapter. Ça te dérangerait que je mange un peu plus tôt, ou que je mette un casque quand on est tous les deux dans la cuisine ? »
Présenter la demande comme votre propre ajustement garde l’ambiance agréable, car ce n’est pas une critique de sa façon de vivre.
Que dire à un collègue ou à un responsable ?
À un collègue, restez léger et précis : « Certains sons, comme le chewing-gum ou le clic d’un stylo, me sont vraiment difficiles. C’est mon sujet à moi. Ça te dérangerait que je prenne le bureau du fond pour les tâches de concentration ? »
En visioconférence, « tu peux couper ton micro quand tu manges ? » obtient en général un oui immédiat, alors qu’un vague « c’est gênant » passe pour une plainte.
Pour une démarche plus formelle, parlez-en à votre responsable ou au médecin du travail. D’après l’article L4624-3 du Code du travail, le médecin du travail peut proposer par écrit des mesures individuelles d’aménagement du poste, après échange avec le salarié et l’employeur. Considérez tout aménagement comme une demande, pas comme une garantie.
Un bureau plus calme ou des bouchons pendant les phases de concentration font partie des demandes utiles. Le tableau d’ensemble est détaillé dans notre guide sur la misophonie au travail.
Comment l’expliquer à un ami ?
Les amis ont besoin de moins de détails. « Les restaurants peuvent être difficiles pour moi à cause de certains sons. On pourrait s’installer quelque part avec un peu de musique de fond ? » suffit largement.
Si un son devient trop pesant, « je sors prendre l’air, je reviens dans cinq minutes » permet de sauver la soirée.
Que faut-il éviter de dire dans cette conversation ?
Évitez tout ce qui transforme la discussion en verdict sur l’autre. « Tu me déclenches » rejette la faute sur lui, alors que « ce son déclenche une réaction chez moi » reste centré sur le son.
Laissez de côté le débat sur le diagnostic, les pires anecdotes et les longues excuses, et n’essayez pas d’expliquer pendant que le son se produit. Une phrase claire, dite calmement, vaut mieux qu’un long historique.
Pourquoi si peu de gens savent-ils ce qu’est la misophonie ?
Dans une étude de 2023 menée auprès de 772 adultes britanniques, 18,4 % atteignaient le seuil d’une misophonie marquée, mais seuls 13,6 % avaient déjà entendu le mot (Vitoratou et al., PLOS ONE 2023). Ce sont des données britanniques. La personne en face ne minimise donc probablement pas : elle n’en a simplement jamais entendu parler.
Si certains bruits pèsent sur votre quotidien, parlez-en à votre médecin traitant, qui pourra vous orienter vers un ORL ou un psychologue. La question de la reconnaissance officielle (la misophonie est-elle reconnue en France ?) est un sujet à part.
Comment mentionner les bouchons d’oreille sans que cela devienne tout le sujet ?
Une phrase suffit : « Je mettrai peut-être des bouchons pour le repas. Ce n’est pas contre toi, et je les retirerai après. » Notre Life+, bouchon d’oreille passif réutilisable (SNR 24 dB, 29,95 €) se loge à fleur d’oreille, sans tige : à table ou au bureau, la plupart des gens ne le remarquent pas.
Soyez honnête sur ce que fait un bouchon : il rend chaque son plus calme, pas silencieux, et son atténuation augmente avec la fréquence. Une voix reste audible parce qu’elle est forte, non parce que le bouchon l’épargne. Life+ est en silicone hypoallergénique, à double lamelle, et se réutilise jusqu’à 100 fois, soit environ 0,30 € par utilisation. La livraison est gratuite dès 35 € : le lot de 2 (44,95 €) dépasse ce seuil, une boîte seule non.
On les porte pour des moments choisis, puis on les retire : les spécialistes déconseillent le port permanent, qui pourrait augmenter la sensibilité aux bruits (voir la Fondation pour l’Audition). Retirez-les en cas de douleur ou de démangeaisons, et parlez-en à votre médecin si la sensibilité aux sons gêne votre vie quotidienne. Pour le matériel, notre guide comment choisir des bouchons d’oreille pour la misophonie fait le tour des critères. Garantie satisfait ou remboursé de 40 jours.
Par où commencer ?
Commencez par une personne, un moment calme et une phrase. Certains comprennent tout de suite, d’autres ont besoin d’une seconde conversation, et chaque fois que vous le dites, cela devient plus facile.
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