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Points clés
Oui, la plupart des enfants porteurs d’aérateurs peuvent nager, surtout en piscine traitée et en surface. La question n’est donc pas « nager ou ne pas nager », mais le lieu, la manière et la protection éventuelle. Cet article aide les parents à s’y retrouver : piscine ou mer, immersion et plongeons, moments où l’ORL conseille des bouchons. Il informe, il ne remplace pas l’avis du chirurgien qui a posé les aérateurs.
Les aérateurs transtympaniques, qu’on appelle aussi yoyos, diabolos ou drains, sont de petits tubes placés dans le tympan. Beaucoup de parents découvrent leur existence en même temps que les consignes de baignade, souvent contradictoires d’un cabinet à l’autre. Les pages suivantes distinguent ce que les recommandations médicales disent, ce que les ORL conseillent le plus souvent dans la pratique, et ce qu’il reste à demander à votre médecin. Pour la protection du quotidien, consultez aussi notre guide du meilleur casque anti-bruit et des meilleurs bouchons pour enfant.
À quoi servent les aérateurs transtympaniques ?
Ce sont de petits tubes creux, posés dans le tympan par un ORL, qui permettent d’aérer l’oreille moyenne. Ils sont proposés aux jeunes enfants qui font des otites moyennes très fréquentes, ou dont l’audition est gênée par du liquide persistant derrière le tympan, selon le blog de pédiatres Pediatre Online. Les « yoyos » et les « diabolos » désignent la même chose, avec une forme différente. Les plus petits ont plutôt des yoyos, plus faciles à poser.
Les aérateurs restent en place plusieurs mois, parfois plus longtemps, puis sont expulsés naturellement par le tympan. Dans la majorité des cas, le petit orifice se referme ensuite de lui-même ; votre ORL le vérifie lors des contrôles.
Un enfant peut-il nager avec des aérateurs ?
Dans la plupart des situations de la vie courante, oui. Pendant longtemps, on a interdit la tête sous l’eau et demandé des bouchons à tous les enfants. Ces consignes sont aujourd’hui discutées : le passage de l’eau à travers l’aérateur n’est pas formellement démontré, et c’est surtout la qualité de l’eau qui semble jouer. Les recommandations de l’Académie américaine d’ORL (AAO-HNS, mises à jour en 2022) indiquent que les cliniciens ne devraient pas encourager de précautions systématiques (bouchons, bandeau, évitement de la natation) pour tous les enfants porteurs d’aérateurs.
Les pédiatres qui rapportent ces données précisent que la baignade en piscine traitée n’augmente pas le risque d’écoulement de l’oreille, alors que la mer et les eaux non traitées le multiplient par trois. La baignade en piscine bien entretenue peut donc se faire sans précaution particulière, tandis qu’une vigilance accrue reste justifiée dans les eaux naturelles.
Piscine traitée, lac, mer : ce qui change
- Piscine traitée au chlore, surface : en général sans précaution particulière, selon l’avis de l’ORL.
- Mer, lac, rivière, étang : eaux non traitées, où de nombreux ORL conseillent une protection des oreilles.
- Piscine non traitée, spa, bain moussant : à traiter comme une eau « moins propre », avec la même prudence que pour les eaux naturelles.
- Plongeon, saut, immersion profonde : la pression est le point sensible, voir la section suivante.
Immersion, profondeur et plongeons
Selon les pédiatres, l’eau ne traverse pas l’aérateur, sauf en cas de pression importante. C’est pourquoi les consignes de prudence portent surtout sur les gestes qui créent de la pression : plongeons, sauts « bombe », glissades de toboggan avec immersion, descentes en apnée pour aller chercher un objet au fond. Nous ne donnons volontairement aucune profondeur chiffrée : les valeurs qu’on trouve sur internet ne sont pas les mêmes d’une source à l’autre, et seul l’ORL de votre enfant peut vous donner la limite qui lui convient.
En pratique, on privilégie la nage et le jeu en surface, la tête qui peut passer sous l’eau brièvement et sans effort, et l’on évite les activités sous-marines et la plongée avec bouteille.
Quand l’ORL conseille-t-il des bouchons d’oreilles ?
Les recommandations de 2022 ne demandent pas de précautions pour tous, mais elles ne les interdisent pas. De nombreux ORL conseillent une protection dans les situations suivantes :
- baignade en lac, en rivière ou en mer
- enfant qui passe beaucoup de temps sous l’eau
- antécédent d’écoulement après des baignades
- écoulement en cours, ou aérateur posé très récemment
- tout autre cas pour lequel votre médecin vous l’a demandé
C’est l’ORL qui connaît l’oreille de votre enfant et son historique. Posez-lui la question lors du prochain rendez-vous et notez sa réponse : elle vaut mieux que n’importe quelle règle générale.
Après la pose ou après la chute des aérateurs
Le délai avant de retourner à l’eau après la pose est fixé par le chirurgien et peut varier d’un enfant à l’autre : suivez ses consignes, notamment s’il y a eu une gêne après l’intervention. Quand les aérateurs sont tombés, le tympan se referme le plus souvent tout seul. Tant que l’ORL n’a pas confirmé la fermeture, on garde la même prudence que pour un enfant porteur d’aérateurs.
Quels bouchons pour un enfant qui nage ?
Quand l’ORL conseille une protection, il faut des bouchons pensés pour un conduit d’enfant. Les bouchons d’oreilles Bollsen Kidz+ sont conçus pour les enfants de 3 à 12 ans : silicone extra-souple de petit diamètre, matériau déperlant, 24 dB, jusqu’à 100 utilisations. Ils aident à limiter l’entrée d’eau dans le conduit quand ils sont bien ajustés ; ils ne garantissent pas des oreilles sèches et ne sont pas prévus pour la plongée ni pour les plongeons. Essayez-les à la maison avant la sortie, hors de l’eau, pour que l’enfant s’habitue. Pour les adolescents et les adultes de la famille, les bouchons Bollsen Watersafe+ complètent la gamme. Les points de sécurité généraux sont détaillés dans notre article sur la sécurité des bouchons d’oreilles chez l’enfant.
Parlez-en à l’ORL avant d’utiliser des bouchons chez un enfant porteur d’aérateurs : il vous dira si c’est utile dans son cas. Pour le choix du modèle selon l’âge, la taille et le type de baignade, notre guide dédié aux bouchons d’oreilles pour la piscine chez l’enfant détaille les critères.
Les moins de 3 ans : pas de bouchons
Avant 3 ans, on n’utilise pas de bouchons d’oreilles : le conduit est encore immature et un bouchon peut être avalé. Les petits porteurs d’aérateurs qui vont à la piscine, y compris en séance de bébés nageurs, relèvent donc d’une discussion avec l’ORL. Le bandeau en néoprène peut être évoqué par l’ORL pour les tout-petits, et il reste un complément utile pour les plus grands. Pour le bruit, un casque anti-bruit pour bébé reste le bon outil, mais il ne se porte pas dans l’eau.
Bonnet de bain et bandeau en néoprène : un complément
Un bandeau en néoprène ou un bonnet de bain peut aider à maintenir les bouchons en place et à limiter les éclaboussures sur les oreilles. Ils se portent en complément des bouchons, pas à leur place, et leur utilité dépend de l’enfant et de la situation. Votre ORL pourra aussi vous dire si le bandeau suffit pour votre enfant.
Les bons gestes après la baignade
Après la baignade, quelques gestes simples font partie de la routine :
- sécher doucement l’extérieur de l’oreille avec une serviette
- incliner la tête pour laisser l’eau s’écouler
- ne jamais enfoncer de coton-tige dans le conduit
- demander à l’enfant de signaler toute douleur ou sensation de pression
Signes qui doivent faire consulter
Demandez un avis médical si votre enfant se plaint d’une douleur qui dure, si un liquide ou du pus s’écoule de l’oreille, s’il y a une odeur inhabituelle, un changement brutal de l’audition ou de la fièvre avec une gêne à l’oreille. Pour le détail de ce qui se passe quand de l’eau pénètre dans l’oreille avec des aérateurs et de ce qu’il faut surveiller ensuite, notre article consacré à l’eau dans l’oreille d’un enfant porteur d’aérateurs répond à cette question. L’Assurance Maladie décrit aussi l’otite externe (l’« otite du baigneur ») et les situations où consulter.
En résumé : nager avec des aérateurs
La baignade de surface en piscine traitée est possible pour la plupart des enfants porteurs d’aérateurs. On reste prudent avec les eaux naturelles, les plongeons et l’immersion profonde, et l’on demande à l’ORL si des bouchons sont utiles pour son enfant. À partir de 3 ans, des bouchons déperlants de taille enfant comme les Kidz+ peuvent compléter ses conseils, avec un bandeau en néoprène en soutien. Avant 3 ans, pas de bouchons, et la décision revient à l’ORL.
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