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Points clés
La protection auditive du chien de chasse divise les chasseurs en deux camps. Certains jurent que leur épagneul entend encore « un paquet de chips qu’on ouvre à cent pas ». D’autres reconnaissent que, dès que le chien est loin, il n’entend plus le sifflet. Les deux peuvent être vrais pour le même chien, car l’usure auditive est progressive et touche d’abord les sons aigus et fins.
Chez BOLLSEN, entreprise familiale spécialisée dans la protection auditive, fondée en 2016 et choisie par plus d’un million de personnes, notre travail sur la protection auditive des chiens est parti d’une question que tout chasseur finit par se poser. Un chien de travail a-t-il besoin d’une protection, et si oui, quand ? La réponse dépend moins du chien que de l’endroit où il se tient. Ce guide passe donc en revue le bruit lui-même, ce que disent les études sur les chiens de travail, les rôles lors d’une journée de chasse et le calendrier de la saison. Nous parlons ici de casque anti-bruit pour désigner une protection qui se pose sur l’extérieur de la tête du chien, par-dessus les oreilles.
Un chien de chasse a-t-il besoin d’une protection auditive ?
Un chien de chasse qui reste près du tireur en battue, attend dans une hutte ou suit des journées régulières de ball-trap et d’entraînement entend des centaines de coups de feu en une saison. Les auteurs vétérinaires qui ont documenté une perte auditive due au bruit chez des chiens de travail conseillent aux maîtres de surveiller la distance et d’envisager une protection.
Ce conseil vient d’une série de cas publiée en 2019 dans la revue Topics in Companion Animal Medicine, qui suit trois chiens de travail, dont un chien de chasse, et confirme une surdité neurosensorielle bilatérale par test BAER (potentiels évoqués auditifs du tronc cérébral). Chez l’un des trois, la perte est permanente. Les auteurs recommandent d’être attentif à la proximité des tirs et d’envisager une protection : c’est une recommandation mesurée, pas un cri d’alarme.
Tous les chiens de travail n’ont pas besoin d’un casque tous les jours. Un chien courant qui chasse loin devant les tireurs n’a pas la même exposition qu’un labrador assis au poste pendant toute une battue. La suite de ce guide sert à distinguer ces situations.
Pourquoi un coup de feu n’est-il pas un bruit comme les autres ?
Un coup de feu est un bruit impulsionnel : un pic de pression qui monte et retombe en quelques millièmes de seconde. L’indice SNR d’un casque, lui, se mesure avec un bruit continu. Le chiffre inscrit sur un casque décrit donc bien mieux un aspirateur, un moteur ou un groupe électrogène qu’un tir.
Le réflexe acoustique, la défense naturelle de l’oreille, resserre deux minuscules muscles de l’oreille moyenne, mais il lui faut plusieurs dizaines de millisecondes pour se déclencher. Le pic d’un tir est déjà arrivé. C’est pourquoi nous ne plaçons jamais de chiffre de réduction à côté d’un coup de feu, nulle part sur cette page.
Notre article sur combien de décibels le casque atténue vraiment porte sur les bruits continus comme l’orage, les pétards ou l’aspirateur. C’est là que les valeurs publiées s’appliquent réellement.
Le coup de feu est ce que le chien de travail rencontre de plus fort, et aucune protection auditive ne l’élimine. BOLLSEN Dog+ en retire une grande part, au moment où cela compte, sur toute une saison. Porter un casque près de la ligne de tir vaut nettement mieux que ne rien porter, car l’oreille garde cet écart à chaque battue et à chaque sortie.
Une saison de chasse peut-elle abîmer l’audition d’un chien ?
Des bruits forts et répétés peuvent endommager les cellules ciliées de la cochlée, les cellules sensorielles qui transforment la vibration en signal nerveux. Chez le chien comme chez l’humain, elles ne repoussent pas : la perte auditive due au bruit s’installe donc discrètement, d’une saison à l’autre. Pour la surdité installée, voir vivre avec un chien sourd.
Les chiens souffrent aussi bien plus tôt que nous sur l’échelle du bruit. Matija Medved, vétérinaire (DVM), explique dans son avis d’expert sur la protection auditive Dog+ que des chiens peuvent ressentir une gêne, voire des lésions auditives, dès environ 85 à 90 dB, alors que les humains restent à l’aise jusqu’à 110–120 dB environ.
Les observations de terrain vont dans le même sens. Lors d’une étude de 2002 menée par la Mississippi State University, des vétérinaires ont testé des labradors de quatre à dix ans avec un équipement BAER. Les chiens en bonne santé qui ne chassaient pas répondaient à des clics autour de 10 à 15 dB. Un labrador de chasse très sollicité avait besoin de près de 60 dB avant que son cerveau enregistre le son, et le chercheur principal décrivait « pratiquement tous les chiens de chasse » comme ayant une certaine perte auditive, tout en présentant ces données comme préliminaires.
Où placer le chien quand on tire ?
Derrière le tireur, jamais au niveau de la bouche du canon, jamais devant et jamais sous la ligne de tir. La distance et l’angle par rapport au canon font plus pour l’audition d’un chien que n’importe quel équipement. Les chasseurs expérimentés s’en tiennent à cette règle sans exception.
Le souffle de la bouche du canon part vers l’avant et vers l’extérieur : chaque pas derrière le tireur compte.
Un avertissement s’impose en tête de toute page sur le casque pour chien. Un chien équipé ne doit jamais être rapproché du tireur parce qu’il serait « protégé ». Ce marché fait perdre plus que le casque n’apporte. Le placement reste la règle numéro un, le casque vient en plus.
Quels rôles exposent le plus un chien de chasse ?
Les chiens les plus exposés sont ceux qui attendent immobiles près des tireurs : le chien de rapport au poste lors d’une battue, ou celui qui reste dans une hutte ou à la passée. Les chiens qui quêtent devant la ligne ou loin des tireurs entendent moins de coups, de plus loin, et ne peuvent pas porter de casque pendant qu’ils travaillent.
Les espaces fermés aggravent les choses. Dans une hutte ou un affût partagé avec plusieurs tireurs, le bruit résonne et le chien se trouve tout près de chaque tir.
| Rôle | Où se tient le chien | Exposition | Un casque est-il pertinent ? |
|---|---|---|---|
| Chien de rapport au poste, battue | Assis au poste, près ou derrière son maître | Élevée et répétée, à chaque tir de chaque traque | Oui, pendant l’attente, chien placé derrière le tireur |
| Chien de rapport en retrait de la ligne | Loin derrière, envoyé ensuite chercher le gibier | Modérée par traque, longues journées | Oui durant l’attente, retiré avant d’aller chercher |
| Chien courant ou de meute en battue | Au travail devant ou loin des tireurs | Moins forte, tirs à distance | En général non : le casque peut glisser dans le fourré |
| Chien d’arrêt (épagneul breton, setter, braque) | Quête devant le chasseur | Intermittente mais proche | Pas durant la quête ; placer le chien derrière avant un tir si possible |
| Chasse au gibier d’eau, hutte ou affût | Près du chasseur dans la hutte ou sur la vase | Élevée, souvent en espace fermé | Oui durant l’attente ; retiré avant tout rapport à l’eau |
| Ball-trap, jours d’entraînement | Au pas de tir ou près de la voiture | Élevée et cumulée sur l’année | Oui si le chien vient ; mieux, le garder loin des pas de tir |
| Chasse à l’approche ou à l’affût du grand gibier | Couché derrière le chasseur | Tirs isolés, mais forts | Facultatif si le chien attend près de vous ; la distance d’abord |
Un modérateur de son sur une carabine abaisse le bruit du tir sans le supprimer, et l’onde de pression reste présente. Les chiens des forces de l’ordre et des armées connaissent d’autres expositions, des champs de tir aux hélicoptères : c’est un sujet distinct de la chasse, que nous traitons à part avec les chiens de travail en général.
Le chien entendra-t-il encore le sifflet, et le casque tient-il en place ?
Les casques Dog+ sont passifs : ils atténuent le son sans le bloquer. La plupart des chiens entendent encore un coup de sifflet d’arrêt et les ordres vocaux à distance de travail. C’est pourquoi ils conviennent aux moments d’attente, au poste, dans la hutte ou en retrait de la ligne, plutôt qu’à la quête active.
« Il n’entend plus le sifflet ni les ordres » est l’objection que nous entendons le plus. Elle vient souvent d’un mauvais ajustement ou d’un mauvais moment. Soyons honnêtes : un casque n’est pas fait pour un chien qui travaille loin de vous et qui doit vous entendre en permanence. Il reste en place quand la taille est bonne et que la sangle réglable est ajustée, et il s’enlève avant que le chien quête en fourré dense ou rapporte dans l’eau. Pour la taille, notre guide de la taille du casque anti-bruit pour chien détaille la mesure de la tête. Quant aux solutions intra-auriculaires, nous y revenons dans notre article sur le fait de mettre des bouchons d’oreilles à un chien : certains chiens secouent la tête et les éjectent aussitôt, et le coton fait maison est risqué, car il faut être sûr qu’il ressorte entièrement.
Les preuves de laboratoire sur les casques pour chiens commencent à apparaître. Une étude publiée dans Veterinary Sciences a constaté qu’un dispositif de protection auditive canin à coques mesurait une hausse des seuils auditifs BAER chez 20 des 21 chiens anesthésiés. Elle utilisait des clics et non des coups de feu, ses résultats valent pour ce dispositif et non pour le nôtre, mais elle confirme qu’une coque bien ajustée modifie ce qui atteint l’oreille interne.
Pour le chien qui attend à l’affût ou au poste, notre casque anti-bruit pour chien Dog+ (SNR 27 dB) s’adapte à la plupart des races grâce à un arceau souple réglable, des coques rembourrées et des coutures réfléchissantes pour la faible luminosité. Le casque existe en quatre tailles, de XS à L, à 89,95 €. Habituez-y votre chien à la maison, par séances courtes et calmes avec une friandise, plusieurs semaines avant la première sortie, et ne le lui laissez porter que sous votre surveillance. Notre article pour habituer son chien à porter un casque anti-bruit décrit ces séances pas à pas.
Quand ouvre la chasse en France ?
En France, les dates d’ouverture et de clôture sont fixées chaque année par arrêté préfectoral, département par département, après avis de la fédération des chasseurs. La saison de chasse s’étend en règle générale de septembre à fin février, avec des dates qui varient selon le gibier (grand gibier, petit gibier, gibier d’eau). L’exposition d’un chien de chasse se concentre donc sur environ six mois.
Pour les dates exactes chez vous, consultez la préfecture ou la fédération des chasseurs de votre département. L’Office français de la biodiversité publie par ailleurs des informations de référence sur la chasse en France. Le ball-trap et l’entraînement se pratiquent toute l’année et s’ajoutent au total de la saison.
Septembre est le bon moment pour préparer l’équipement, avant l’ouverture générale. Un chien qui a porté son casque calmement à la maison une douzaine de fois est bien plus facile à équiper à un poste glacial en novembre.
Quels signes montrent qu’un chien de travail perd l’audition ?
Chez un chien de travail, les premiers signes de perte auditive apparaissent souvent sur le terrain avant de se voir à la maison : un chien qui rate le coup de sifflet à distance, qui demande un coup plus long ou plus fort, ou qui cherche des signes de la main dont il n’avait pas besoin auparavant.
Un chien peut aussi sursauter quand on l’approche par derrière, dormir malgré la porte de la voiture ou du chenil, ou ne pas répondre quand on l’appelle depuis une autre pièce. Un chien qui entend encore le sachet de friandises peut déjà manquer les sons plus aigus comme le sifflet : une seule bonne réponse de près ne prouve pas grand-chose. Notre article « que faire quand son chien a peur des bruits » couvre l’autre versant du sujet, celui de la peur, qui est distinct de la perte auditive.
Si vous constatez un changement, parlez-en à votre vétérinaire pour un test BAER, le test auditif du tronc cérébral qui mesure chaque oreille séparément. Le Manuel Merck vétérinaire décrit le BAER comme le diagnostic de référence et indique qu’une surdité causée par un traumatisme sonore sévère a peu de chances de s’améliorer. Protéger l’audition qui reste est donc essentiel pour un chien qui a encore de nombreuses saisons devant lui. Un chiot de chasse mérite la même attention, et la question de la surdité due au bruit fait l’objet d’un article à part : un chien peut-il devenir sourd à cause du bruit.
Et l’audition du chasseur ?
Le tireur se tient plus près de chaque coup de feu que son chien. Celui qui prend soin des oreilles de son chien sans penser aux siennes protège la mauvaise moitié de l’équipe, et la protection auditive du tireur est un équipement de base.
Équiper toute la ligne, hommes et chiens, est plus simple à faire une fois avant la saison qu’au coup par coup une fois celle-ci commencée.
Votre chien de chasse doit-il porter une protection cette saison ?
Si votre chien passe ses journées au poste, dans la hutte ou en retrait de la ligne, oui : un casque comme couche supplémentaire par-dessus un bon placement, jamais comme raison de le changer. Les chiens courants et les chiens qui quêtent en fourré sont mieux servis par la distance, et un chien qui semble moins réactif au sifflet mérite l’avis d’un vétérinaire avant la saison suivante plutôt qu’après.
Commencez par l’endroit où le chien se tient, puis ajoutez l’équipement. Dog+ est notre casque pour ces moments d’attente, en quatre tailles de XS à L. Quelques séances calmes à la maison dès maintenant, et il se met sans histoire dès la première battue.
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