Le ronflement peut-il abîmer l’audition ?

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À retenir

Pour la personne qui ronfle, rien ne le démontre de façon solide. Pour le ou la partenaire, une petite étude suggère un lien possible avec une perte auditive de type bruit, mais elle ne portait que sur quatre personnes : c’est un signal à surveiller, pas une certitude.

L’INRS rappelle que l’ouïe est en danger à partir d’un niveau d’environ 80 dB(A) sur une journée de travail de 8 heures. Un ronflement moyen n’atteint pas forcément ce cadre, mais un ronflement très fort, nuit après nuit, mérite qu’on s’en préoccupe.

Des sifflements ou bourdonnements qui persistent, une impression d’oreille bouchée au réveil ou une oreille qui entend moins bien que l’autre : parlez-en à votre médecin ou à un ORL, qui pourra faire un bilan auditif.

C’est un motif de consultation médicale pour la personne qui ronfle. Seul un médecin peut poser un diagnostic : les bouchons d’oreille ne détectent ni ne traitent rien.

Ils baissent le bruit qui arrive à l’oreille de celui ou celle qui l’entend. Ils ne changent rien au ronflement lui-même et ne remplacent pas un avis médical.

Le ronflement abîme-t-il l’audition ? La réponse honnête est nuancée : rien ne prouve qu’il abîme celle de la personne qui ronfle, et pour le ou la partenaire, les données restent limitées. Une étude publiée en 2003 a observé, chez quatre partenaires de gros ronfleurs, une perte auditive sur les aigus d’un seul côté, celui exposé au ronflement. Les auteurs parlent d’une relation possible, qui demande des recherches supplémentaires. Voici ce que l’on peut dire, et ce qu’on ne peut pas dire.

Ce que disent réellement les études

L’étude en question, parue dans le Journal of Otolaryngology (Sardesai et coll., 2003), a suivi des adultes de 35 à 55 ans qui ronflaient fortement, sans antécédent d’exposition au bruit ni de trouble auditif connu. Chez les ronfleurs eux-mêmes, les résultats n’étaient pas cohérents. Chez leurs quatre partenaires, en revanche, les examens montraient une baisse des aigus d’un seul côté, toujours celui de l’oreille la plus exposée au ronflement. Les auteurs concluent à une relation possible et appellent à poursuivre les recherches. Avec un échantillon aussi réduit, impossible d’en tirer une règle générale : on ne sait pas, par exemple, quelle part revient au ronflement et quelle part à l’âge ou à d’autres facteurs.

Il faut donc se garder des deux excès. Dire que « le ronflement rend sourd » n’est pas étayé. Dire qu’il est totalement sans effet pour l’entourage ne l’est pas davantage : la question reste ouverte, surtout quand le ronflement est très fort et la nuit entière partagée dans la même chambre.

Repères sur le bruit et l’audition

Pour s’orienter, les repères officiels viennent du monde du travail. Selon l’INRS, l’ouïe est en danger à partir d’un niveau de 80 décibels sur une journée de 8 heures, et tout niveau instantané supérieur à 135 décibels est dangereux, même très brièvement. L’INRS détaille aussi les effets du bruit sur la santé, de la fatigue auditive réversible à la surdité, qui est irréversible. L’Organisation mondiale de la Santé rappelle pour sa part que la perte auditive liée au bruit est en grande partie évitable.

Ces repères ne disent pas quel niveau précis atteint un ronflement : il varie beaucoup d’une personne à l’autre, d’une nuit à l’autre et selon la distance à l’oreille. Nous ne citons donc pas de chiffre en décibels pour le ronflement, faute de source solide. Retenez surtout que ce qui compte, c’est le niveau et la durée : un ronflement très fort et régulier, tout près de l’oreille, n’est pas anodin ; un ronflement léger et occasionnel ne soulève pas la même question.

Quels signes doivent vous alerter ?

Certains signes méritent un avis médical, quelle que soit leur cause :

  • des sifflements ou bourdonnements dans l’oreille (acouphènes) qui persistent ;
  • une sensation d’oreille bouchée ou assourdie au réveil, qui ne passe pas dans la journée ;
  • une oreille qui entend nettement moins bien que l’autre, surtout du côté tourné vers la personne qui ronfle ;
  • une douleur ou une gêne répétée dans l’oreille.

Ces signes ont de nombreuses origines possibles, sans rapport avec le ronflement. Seuls votre médecin ou un ORL peuvent en déterminer la cause, avec un audiogramme si nécessaire. Ne vous auto-diagnostiquez pas, et ne tardez pas à consulter si le symptôme persiste.

Ronflement très fort ou pauses respiratoires : un sujet médical

Un ronflement très fort, irrégulier, ou entrecoupé de pauses respiratoires justifie que la personne qui ronfle en parle à son médecin, notamment pour écarter une apnée du sommeil. C’est un sujet de santé qui la concerne d’abord, et que seul un professionnel peut évaluer. L’Assurance Maladie explique l’apnée du sommeil et les signes qui doivent conduire à consulter, et propose aussi une page dédiée aux ronflements. Si vous vous demandez pourquoi ronfle-t-on, c’est un autre article que nous avons consacré au sujet, et les bouchons d’oreille et l’apnée du sommeil ont aussi le leur : dans les deux cas, les bouchons ne servent qu’à protéger le sommeil de celui ou celle qui entend.

Protéger ses oreilles et son sommeil à côté d’un ronfleur

Si vous dormez à côté de quelqu’un qui ronfle fort, la précaution la plus simple est de baisser le son qui arrive à votre oreille. Des bouchons d’oreille réutilisables bien ajustés atténuent le bruit avant qu’il n’atteigne le conduit auditif. Précision importante : ils agissent pour vous, ils ne réduisent pas le ronflement. Notre guide sur les bouchons d’oreille contre le ronflement compare les options, et celui sur leur efficacité réelle contre le ronflement en précise les limites : un bouchon passif atténue surtout les sons aigus, et moins les basses fréquences d’un ronflement.

Pour comprendre les chiffres affichés sur l’emballage, lisez notre article sur le SNR et le NRR des bouchons d’oreille pour dormir. Life+ affiche un SNR de 24 dB : c’est une valeur de laboratoire, et l’atténuation réelle dépend de l’ajustement. Si le ronflement vous gêne chaque nuit, d’autres pistes existent : notre article dormir à côté d’un ronfleur en détaille plusieurs (position, bruit blanc, chambre séparée en dernier recours). Et si les bouchons ne vous conviennent pas, regardez nos alternatives aux bouchons d’oreille pour dormir, ou, si le bruit vient plutôt de l’extérieur, notre article sur le bruit des voisins la nuit.

Quand consulter ?

Consultez un médecin ou un ORL si vous remarquez l’un des signes listés plus haut, ou si vous avez simplement un doute sur votre audition après des mois de nuits bruyantes. Un bilan auditif est rapide et indolore. Il donne une réponse fiable, que ni cet article ni aucun accessoire ne peut remplacer.

Pour dormir plus au calme à côté d’un ronfleur, Life+ est conçu pour une utilisation nocturne régulière, avec 40 jours pour changer d’avis. Découvrez Life+.

Questions fréquentes

Le ronflement peut-il causer une perte auditive ?
Rien ne le démontre pour la personne qui ronfle. Pour le ou la partenaire, une petite étude de 2003 portant sur quatre personnes suggère un lien possible avec une perte auditive d’un seul côté ; les auteurs appellent à de nouvelles recherches.

Le ronflement peut-il provoquer des acouphènes ?
Les acouphènes ont de nombreuses causes. S’ils persistent, parlez-en à votre médecin ou à un ORL, qui pourra en chercher l’origine.

Les bouchons d’oreille réduisent-ils le ronflement ?
Non. Ils baissent le bruit qui arrive à votre oreille, mais le ronflement reste identique pour la personne qui ronfle.

Faut-il s’inquiéter si mon partenaire fait des pauses respiratoires ?
C’est un motif de consultation médicale pour la personne concernée. Seul un médecin peut évaluer la situation ; les bouchons d’oreille ne détectent ni ne traitent quoi que ce soit.